Bruxelles. Vue de mes
fenêtres.
Generation
MOMO [mobiles - moraux] ?
Un
article paru dans le magazine IDEAT en janvier 2004 dresse un
portait intéressant de la génération
née
fin 1960 - début 1970. Génération X
pour les
anglos-saxons du nom d'un roman de Douglas Coupland,
génération Gorky pour Bernard Prél
(BIPE) :
(...) mais c'est aussi le TINA de Margaret Tatcher "There is no
alternative". Cette génération a
aperçu une
embellie démocratique qui s'est vite soldée par
une crise
des idéologies et l'avènement de la
pensée unique
doublée d'une crise économique. Quand elle rentre
dans la
vie, la messe est dite". (...) C'est la
génération en
quête d'équilibre par excellence, entre vie
professionnelle et vie personnelle.
Jean-Luc Excousseau rajoute "les momos ont des personnalités
éclatées, ils revêtent un masque
à un moment
donné, un autre à un autre".
Voilà qui aurait certainement
intéressé Musil.
Je me
retrouve pas trop mal dans ce portrait.
Détail
de façade à Rijeka en Croatie. Cela doit dater de
l'époque Austro-Hongroise. Nul doute que Musil aurait
trouvé cela un peu lourd...
Benedetto Croce :
"Le
Beau
n'a pas d'existence physique"
Denis Huisman , L'Esthétique
"L'Art est consolateur ou
n'est pas".
"L'art
est donc coordonné et non subordonné
à la
morale. Entre l'Ethique et l'Esthétique il n'y a pas de
rupture
totale".
"(...) L'objet d'art
n'est rien en soi ; il n'est un objet
d'études esthétiques sur par et DANS l'esprit.
L'OBJET
d'art est avant tout le SUJET qui le pense, qui
le crée, qui
l'exécute, qui le contemple, ou qui se le rappelle. L'objet
d'art, comme la Peinture de Léonard, est une COSA MENTALE".
P. 1
"On
pourrait dire que le
snobisme esthétique se
caractérise par le désir de paraître
prendre un
plaisir aigu là où l'on n'éprouve en
réalité qu'un morne ennui ; l'affectation en est
le trait
dominant ; mais les idées de LUXE ou de CHERTE y sont
étroitement liées". P. 93
"Trois
groupes
d'oeuvres correspondaient terme à terme
à
ces appellations (...): celles
ressortant de
l'art pour l'art, celles venant de l'art social, et d'autres tenant
à l'art éducateur ou à l'art
politique. Ce
que Nietzsche désignait par les "trois M" : le
milieu, le moment et la mode".P. 96
Vue
sur la mer de Marmara...rien à voir avec sujet, mais je
n'ai pas
résisté ; quelle
douceur et quelle puissance de vie sur ces rives ! Août 2006.
Manifestation pour le droit au
logement, à Bruxelles,
juin 2006.
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J'ai
consacré une part non
négligeable de mon année sabbatique
(désormais
achevée) à ce travail (site internet et
pièce
de
travail) - à ma propre surprise d'ailleurs,....
L'exercice du portrait n'est pas facile, surtout quand on le voudrait
original.
Je m'appelle Nathalie
David. Je viens de rajouter mon nom ce jour,
jeudi 30 novembre 2006, suite aux remarques de quelques-uns sur mon
anonymat.
Mes
activités se partagent aujourd'hui entre des engagements
associatifs oeuvrant pour une société meilleure
(...) - je
préfère le mot engagement à militance,
qui correspond moins à ma nature
-, le théâtre que j'ai découvert
également
au cours de mon congé (il était temps de le
prendre !); et diverses autres
choses.
Le reste, je l'ai plus ou moins dit par ailleurs.
Je crois, de plus, en la révolution Internet.
Musil,
Les Exaltés
:
"quand
quelqu'un est d'un autre avis que moi, il me fait
l'effet d'un monstre"
Quelques
sujets de réflexion,
LA PHILO :
Le
Monde du 10 juin un article d'un professeur de philosophie -
Michael Smadja
"l'école
ne veut plus former des citoyens éclairés
par l'apprentissage de l'inutile. Elle fabrique des
ingénieurs
efficaces, des cadres soumis, et pour le reste, des serfs plus ou moins
enthousiastes à l'idée de remplir des
tâches vides
de sens". (...).
"Devenir
un citoyen, c'est cesser de n'être qu'un individu en lutte
pour
lui-même. Devenir un être moral, c'est cesser de
n'agir que
pour son intérêt. Devenir un être
humain, c'est
s'élever au-dessus de
l'immédiateté et de la
satisfaction facile de toute pulsion. Voilà qui n'est pas
très libéral, mais qui, en revanche, est
l'essence de
l'enseignement de la philosophie".
Un
peu aigre envers les ingénieurs(euses) - dont je
suis...- mais tout à fait
d'accord sur le fond. L'éducation, enjeu majeur des
prochaines années ? Il paraît.
Une idée qui pourrait être bonne : en piquer une
aux belges qui consacrent deux heures par semaine à
l'enseignement philosophique (au sens large et adapté
à
l'âge des enfants, évidemment, du Cours
Préparatoire à la Terminale)... Le cours
préféré de mes enfants depuis qu'ils
sont ici.
L'ART, La permission de juger :
Beau,
pas beau... m'en sortais plus.... Très
préoccupée
par le risque de snobisme, les questions de goût, la
radicalité des jugements, l'intolérance du beau
au beau,
(du bo-bo ?),... le foisonnement culturel, la prolifération
culturelle, la culture de masse, le lavage de cerveau, etc, etc...
J'aime la façon dont Musil traite le sujet.
Musil
L'Homme
sans Qualités, chap. 34, tome I.
"Il
jeta les yeux autour de lui, considérant les choses qui
l'entouraient.
Toutes ces lignes en 0 et en croix, ces droites, ces courbes, ces
entrelacs dont se compose un intérieur et qui
s'étaient accumulés
autour de lui, ni la nature, ni une nécessité
interne ne les
justifiaient; ils étaient, jusqu'au moindre
détail, surchargés
d'opulence baroque. La pulsation, le courant qui ne cesse d'animer les
objets qui nous environnent avait cessé un instant. Je ne
suis
qu'accident, ricanait la Nécessité; examinez-moi
sans préjugés, et
vous verrez qu'entre un visage rongé par le lupus et moi, il
n'y a pas
de différence essentielle, avouait la Beauté".
LA VILLE :
Les
villes, l'aménagement, le logement,... font partie de mon
parcours professionnel. Commencé dans le béton,
il s'est
achevé (interrompu
serait mieux venu) auprès des locataires du logement social.
Je
suis nettement plus intéressée par les hommes et
par les
femmes que par les pierres ; c'est clair.
Urbanisme, Urbanité, Civilité,
Société, Social,.... , vitre ensemble,
tolérance,... Amour, la seule chose qui compte.
Quelques passages d'un livre qui a inspiré un des miens
amis, compositeur, dont l'oeuvre récente s'intitule Un Civilité.
Citations
extraites de "Penser la Ville, choix de textes philosophiques, Pierre
Ansay, René Schoonbrodt, Ed. AAM, 1989".
"La
variété dans
les formes urbaines, la permanence de l'histoire dans le jeu des pleins
et des vides, le dédale tortueux des quartiers
médiévaux sont d'"essence" poétique.
La joie et la
tristesse, comme moments constitutifs et opposés de la vie
affective, trouvent leurs équilibres et leurs stimulants
dans
une ville poétisée par l'histoire et les destins
divers
qui l'ont construite". p.
33.
"L'exemple de Vienne au tournant du siècle est patent :
Freud y
crée la psychanalyse, Schönberg la musique
dodécaphonique, Hertz et Boltzmann y enseigne la
thermodynamique, le Cercle de Vienne y dégage les principes
du
néo-positivisme, Robert Musil y écrit L'Homme sans qualités
et
les peintres Shiele et Kokoschka symbolisent l'effroi devant les
pouvoir-faire et les révélations de la
sexualité".
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